31 Mars – Journée d’étude de l’Axe Identifications

09 h30 Université de Bordeaux, campus Victoire, Bât I (sociologie), salle 18

Journée d'étude co-organisée par l'axe Identifications et l'équipe SPH (Sciences, philosophie, humanités) de l'université Bordeaux Montaigne

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La politisation du religieux en Asie : projets religieux et régulation étatique
à l’heure de la mondialisation

Organisateurs : Pierre Vendassi (CED) et Eddy Dufourmont (SPH)

 

 Programme: 

9h30 : Accueil des participants et introduction

10h : Talgat Abdrakhmanov (Post-Doctorant, Université Bordeaux Montaigne), L'instrumentalisation de la religion au Kazakhstan, XIX-XXe siècles, 

10h30 : Pascal Bourdeaux (MCF, EPHE, GSRL) : Régulation religieuse et Nation building. Remise en perspective historique du cas vietnamien.

11h : Eddy Dufourmont (MCF HDR, Université Bordeaux Montaigne, SPH) : Une religion politique ? Le cas du confucianisme dans la régulation religieuse de l'Etat japonais (XIX-XXe siècles).

11h30 Discussion

12h-13h30 : pause

13h30 : Rémi Castets (MCF, Université Bordeaux Montaigne, TELEM) : De la dawa au jihad international : mutations politiques et idéologiques des réseaux islamistes ouïgour.

14h : Pierre Vendassi (Post-Doctorant, Université de Bordeaux, Centre Emile Durkheim) : Les logiques de la régulation religieuse en Chine : reconnaitre, ignorer, réprimer, négocier.

14h30 : Bernadette Rigal-Cellard (PU, Université Bordeaux Montaigne, CLIMAS) : La religion Weixin Shengjiao : unifier les deux Chines par le culte des ancêtres mythiques. 

15h : Discussion et conclusion de la journée

Contact et renseignements : pierrevendassi@yahoo.fr

 

Présentation:

Si très souvent le religieux interfère avec le politique, c’est que celui-ci n’est jamais réductible à un pur phénomène croyant, ni à un ensemble de pratiques relevant de la sphère privée. Dès lors qu’il réunit des communautés de croyances, de pratiques ou d’identités, il est de fait un mouvement social, parfois un mouvement politique en devenir prétendant normer ou organiser tout ou partie de l’activité et des représentations du monde de ses croyants et, en conséquence, pouvant rivaliser avec  d’autres institutions politiques. Les États ne s’y trompent pas et se trouvent toujours confrontés à l’épineuse question de la régulation religieuse: comment contenir, s’accommoder ou même instrumentaliser au mieux le potentiel politique du religieux?

En Europe et plus largement dans les démocraties occidentales, l’histoire du rapport entre le religieux et le politique est marquée par un mouvement de sortie de la religion, opéré à partir du religieux lui-même et dont les évolutions sociales récentes permettent de saisir à la fois la portée et les limites de ces procédés de sécularisation interne. Qu’en est-il en Asie où les configurations politico-religieuses actuelles, bien qu’émergeant de genèses et de contextes historiques radicalement différents, se retrouvent aujourd’hui interconnectées par l’intensification de la mobilité des hommes, des biens, des idées et naturellement des croyances ?

Cette journée d’étude vise à questionner, à partir d’une diversité de terrains et de disciplines, la façon dont des mouvement religieux se politisent (voire résistent à la politisation) à partir de logiques endogènes (doctrines, mouvements internes, trajectoires militantes) et exogènes (régulations religieuses, compétitions inter-religieuses, instrumentalisations politiques, mutations sociales, etc.), dans un contexte induisant une tension entre des dynamiques de mondialisation (transnationalisation,  déterritorialisation, etc.) d’une part, et de préservation des identités et intérêts nationaux de l’autre.

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