22 Février – Séminaire Féminismes non hégémoniques : lectures partagées

14 h en ligne

22 FÉVRIER 2021

14.00-16.00

Séminaire féminismes non hégémoniques : lectures partagées

Présentation du séminaire

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Séance 1 – Intersectionnalité, Consubstantialité, Multidimensionnalité : Comment analyser la concomitance de différentes dimensions dans les rapports de pouvoir ? 

La conceptualisation de la notion d’intersectionnalité (Crenshaw, 1986), comme son application dans les sciences humaines, a été révolutionnaire – car permettant l’analyse de différents types de rapports de pouvoir qui, indivisibles dans la pratique, ont été continuellement considérés et analysés séparément dans la théorie. Toutefois, d’autres concepts ont émergé, tels que celui de consubstantialité (Kergoat, 2010) et de multidimensionnalité (Hutchinson, 2001), ou plus récemment d’imbrication (Falquet, 2020). Ces concepts ont en commun d’analyser comment les rapports de race, de classe, de sexe se combinent pour créer des oppressions spécifiques, tant à un niveau individuel que systémique. Mais qu’est ce qui les différencie ? Pourquoi privilégier une de ces approches plutôt qu’une autre ? 

Lors de la séance introductive du séminaire Féminismes Non-Hégémoniques, nous nous attacherons donc à présenter les concepts d’intersectionnalité, de consubstantialité et de multidimensionnalité, en les situant tant dans la recherche scientifique que dans leur utilisation au sein des luttes politiques, mais aussi en discutant leur utilité pour nos propres travaux.

Titre de nos interventions :

  • Conceptualiser l’intersection race, sexualité, et nation : de la multidimensionnalité à l’homonationalisme  - Michael Stambolis (UBM)
  • L’intersectionnalité : de son utilisation politique à sa conceptualisation universitaire - Alexia Boucherie (CED, UB)
  • Catégories sociales, catégories d’analyse et l’imbrication des rapports de pouvoir - Ana Carolina Freires Ferreira (CED, UB)

Ainsi, nous vous invitons à un espace de discussion autour d’un corpus que nous aurons constitué. Vos propres connaissances sont les bienvenues, afin d’étoffer collectivement nos outils critiques non-hégémoniques !

Bibliographie utilisée et suggérée

BILGE, S. "Le blanchiment de l’intersectionnalité", Recherches féministes, 28(2), 2015, p. 9–32.

FALQUET, J. Imbrication. Femmes, race et classe dans les mouvements sociaux, Vulaines-sur-Seine, Editions du Croquant, 2020 (Introduction disponible ici)

HILL COLLINS, P. “Towards a new vision : Race, Class and Gender as Categories of Analysis and Connexion”, Race, Sex & Class, 1(1), (Fall 1993), p. 25-45.

Intersectionnality As Critical Social Theory, Duke University Press, 2019.

HUTCHINSON, D.L. “Identity Crisis: "Intersectionality," "Multidimensionality," and the Development of an Adequate Theory of Subordination”,  Michigan Journal of Race & Law, 6, 2001, p. 285-317.

KERGOAT, D., GALERAND, E. "Consubstantialité vs intersectionnalité? À propos de l’imbrication des rapports sociaux", Nouvelles pratiques sociales, 26(2), Québec, 2014.

VIVEROS VIGOYA, M. "L’intersectionnalité au prisme du féminisme latino-américain", Raisons politiques, 2(58), 2015, p. 39-54 .

 Alexia Boucherie et Ana Carolina Freires Ferreira (Doctorantes en sociologie au Centre Émile Durkheim)

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