Le séminaire général du Centre Émile Durkheim a vocation à rassembler les différentes composantes du laboratoire autour d’un thème transversal, qui intéresse tous les axes sans pour autant mordre sur les thèmes de prédilection de l’un ou l’autre d’entre eux. Les séances de l’année 2018-19 porteront sur les idéologies. L’actualité politique rend en effet manifeste la prégnance de systèmes d’idées et/ou de représentation politique dont les sciences sociales doivent interroger les modalités de d’emprise ou de conviction.

Séance 2. "Immigration zéro, simple formule ou idéologie ?"

Séminaire général séance 2 car
  • jeudi 11 avril 2019, site Sciences Po Bordeaux, amphi Jacques Ellul

Alors que la crise de migrants en Méditerranée se prolonge, qui aujourd’hui peut, sans passer pour un doux rêveur ou une dangereuse anarchiste, remettre en question publiquement la fermeture de frontières ? Faut-il effectivement voir dans cette formule le simple résultat d’un travail politique efficace, sinon réaliste, ou sommes-nous en droit d’interroger les fondements de cet apparent consensus ?

Nous recevrons : 

FRANÇOIS HÉRAN
pour son livre : Avec l’immigration. Mesurer, débattre, agir, Paris, Éditions La Découverte, 2017.

RODNEY BENSON
pour son livre : L’immigration au prisme des médias, Rennes, Les Presses Universitaires de Rennes (Res Publica), 2018.

Discutantes : Agnès Villechaise et Christine Larrazet

______________

Séance 1. "Que reste-t-il de 68 ?"

séminaire général car

  • jeudi 31 janvier 2019, site Victoire, amphi Denucé

Le Centre Émile Durkheim contrairement à bien d’autres laboratoires de sciences sociales en France, célébré le cinquantenaire des événements de mai 68. Il s’agirait ici de clore cette année de commémoration en invitant deux collègues, une historienne et un politiste, auteure ou co-auteure d’ouvrages porteurs du même projet : rendre compte de la diversité des actrices et des acteurs du printemps 68. Souligner cette diversité revient-il à mettre en cause l’idée d’une rupture idéologique ou au contraire, à faire valoir une forme d’unité mobilisatrice dans le monde des idées portées par le mouvement ? Et qu’en reste-t-il aujourd’hui ?

Nous recevrons :

-        Ludivine BANTIGNY pour son livre 1968. De grands soirs en petits matins, publié au Seuil en 2018.

« À partir d’un travail dans les archives de toute la France, pour beaucoup inédites, Ludivine Bantigny restitue l’énergie des luttes, des débats, des émotions et des espoirs portés par les acteurs de 68 : toutes celles et tous ceux – ouvriers, étudiants, militants mais aussi danseurs, médecins, paysans, artisans, poètes d’un jour, et les femmes à parts égales avec les hommes – qui ont participé au mouvement. Elle s’intéresse aussi à « l’autre côté » : la police, le pouvoir et les oppositions à la contestation. »

-        Olivier FILIEULE, pour l'ouvrage collectif qu’il a co-dirigé : Changer le monde, changer sa vie. Enquête sur les militantes et les militants des années 1968 en France, paru aux éditions Actes Sud en 2018. 

« Ce livre (dirigé par O. Fillieule, S. Béroud, C. Masclet et I. Sommier, avec le collectif Sombrero) est le produit d'une enquête menée entre 2012 et 2017 dans le but d'explorer les incidences biographiques du militantisme des années 1970 au sein de trois « familles » militantes (gauche radicale, féministe et syndicaliste), et ce dans cinq villes françaises : Rennes, Nantes, Marseille, Lille et Lyon. »

Discutant·e·s : Alina Surubaru et Razmig Keucheyan

♦ Réécouter la séance du séminaire général :

 

Mise à jour le 04/03/2019