Hyppolyte Kouao

Doctorant en sociologie

Domaines de spécialisation | Mots clés

  •  Sociologie du travail, sociologie des migrations, sociologie de l’intégration, sociologie de la retraite et du vieillissement, comparaison internationale,
  •  Valeur du travail, marché du travail immigré, expérience sociale, parcours de vie et temporalités

Axes et ateliers du laboratoire

  • Axe Identifications
  • Axe Vulnérabilités, inégalités, parcours

Recherches en cours

Thèse : « Portraits sociologiques des retraités immigrés en France et en Belgique : de la valeur-travail à un travail sans valeur ? ».  Sous la direction d’Olivier Cousin (Octobre 2017)

Résumé

La figure de l’immigré dans les sociétés occidentales a toujours été associée au travail. Les vagues migratoires successivement observées lors de la révolution industrielle ou même après les guerres mondiales illustrent cette image de l’immigré en quête d’emploi. 

Mais derrière ces représentations sociales, il apparait que le travail dans toute sa quintessence a connu un bouleversement tant au niveau de la technique que du management. De même, les facteurs discriminants quant à l’accessibilité de certains emplois pour les immigrés vont participer à créer des formes d’exclusion en déportant ce flot vers des formes de « marché du travail immigré ». La conséquence de tels processus est la création de conflits sociaux ou de frustrations entre nationaux et non nationaux sur des postes où les individus partent sur des compétences égales. Bien plus, si l’on part sur des critères de performance liés aux catégories de métiers, on note que le salarié immigré ou non est dans une logique de production et d’efficience au bout de laquelle dépend son maintien au poste. Mais dans ces conditions, peut-on valablement soutenir que les représentations de la performance pourraient être les mêmes chez des individus, qui à priori, se positionnent sur des parcours de vie où l’un est fortement marqué par l’immigration et l’autre non ?

Potentiellement, cette recherche vise d’abord en amont à saisir les questions de conditions de travail, pénibilité, espoir et déception, possibilité de progression, adéquation/inadéquation formation emploi, et les réseaux de sociabilité chez les immigrés. Ensuite, grâce à la comparaison internationale, il s’agit en aval de partir non seulement du point de vue socio-historique pour cerner les logiques migratoires liées à la l’immigration ouvrière à partir du début du XXe siècle en France et en Belgique. Mais aussi, cela permettra de s’aligner sur la structure de la migration de ces deux pays pour en comprendre le fonctionnement et faire ressortir les variantes et invariants des expériences liées à la nature du travail. Toutefois, nous n’occultons pas le fait de nous pencher sur certains groupes migratoires pouvant sembler invisibles. Enfin, confronter deux Etats-Providence axés sur le modèle « modèle conservateur-corporatiste » et militant pour une politique d’intégration est aussi de nature à faire ressortir les enjeux liés aux manières de faire, d’agir et de penser en emploi dans des contextes analogues.

Mise à jour le 07/11/2017

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Hyppolyte Kouao
Doctorant en sociologie

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