Marine Delaunay

Doctorante en sociologie, université de Bordeaux

Domaines de spécialisation | Mots clés

  • Sociologie comparée
  • Critical Studies on Men and Masculinities
  • Sociologie des problèmes publics
  • Sociologie du droit et de la justice
  • Sociologie des violences de genre

Mots-clés : violences entre partenaires intimes, comparaison Suède-France, régimes de violences, auteurs de violences, lois et traitement judiciaire.

Responsabilités institutionnelles

  • Membre actif du Réseau Thématique Sociologie du Droit et de la Justice (13) (2017-2018)
  • Membre actif du Laboratoire Junior VIsaGE, Analyse des VIolences de GEnre : Données, santé, jeux d’échelles, rattaché à la Cité du Genre de l’Université Sorbonne Paris. Laboratoire piloté par Delphine Lacombe, Pauline Delage et Catherine Cavalin (2017)
  • Membre du comité de travail proposant une réflexion sur l’insertion professionnelle des docteur·e·s du Centre Emile Durkheim (2017)
  • Coresponsable de l’axe Légitimités, Organisations, Représentations du Centre Emile Durkheim (2016-2018)
  • Représentante des doctorants au Conseil de Laboratoire du Centre Emile Durkheim (2016-2018)
  • Coresponsable du Séminaire Doctoral du Centre Émile Durkheim (2016-2017)
  • Coprésidente de l’association des doctorants en Sociologie « Vocation Sociologue » (2016-2017)
  • Coresponsable de l’atelier Genre du Centre Émile Durkheim (2014-2015)
  • Tutrice pour les étudiants en Licence de Sociologie, Université de Bordeaux (2013-2014)

Axes et ateliers du laboratoire

  • axe Légitimités, organisations, représentations

Recherches en cours

Thèse: Le traitement judiciaire des violences entre partenaires intimes : Le genre des politiques publiques et pénales en Suède et en France (titre temporaire), Recherche en contrat MESR sous la direction sous la Direction de Eric Macé. Inscrite en Octobre 2014.

Résumé

Cette recherche étudie les effets de la prise en compte du genre des auteurs et des victimes dans le traitement judiciaire des violences entre partenaires intimes. S’attachant à en examiner les conséquences dans les pratiques professionnelles de la chaîne pénale, l’analyse comparée des dispositifs suédois et français permet la mise en exergue d’asymétries consubstantielles aux contextes législatifs nationaux.

L’approche "What’s the problem" proposée par Carol Bacchi (1999) suggère de s’intéresser aux présuppositions implicites logées au sein des représentations ainsi qu’aux effets concrets que génèrent ces représentations dans les logiques d’action professionnelles. Celle-ci appelle à interroger les référentiels de l’action publique en tant que variables structurantes ou non de l’action publique. Tout en questionnant la dimension performative des cadres normatifs suédois et français dans les pratiques judiciaires, la comparaison invite à ne pas s’en tenir à ce qui est dit mais à étudier également ce qui est passé sous silence. Par ailleurs, en contribuant aux travaux sur les régimes de genre, cette recherche propose d’aller plus loin que les critiques et typologies féministes en plaçant l’organisation de la violence au centre de l’analyse des régimes. Il s’agit de chercher à identifier des régimes de violences de genre différents selon les pays.

Les données reposent sur des entretiens semi-directifs conduits auprès des acteurs de la chaîne pénale en Suède et en France (officier de police judiciaire, magistrat·e·s, médecins légistes, travailleur·euse·s sociaux·ales et conseiller·ère·s pénitentiaires d’insertion et de probation), ainsi qu’auprès d’auteurs de violences condamnés par la justice. Une compilation d’archives judiciaires a fait l’objet d’un traitement systématique. Enfin des observations des pratiques de travail quotidien au commissariat, au tribunal et dans les structures qui mettent en œuvre les stages de responsabilisations auprès des auteurs de violences ont également été menées.

Les premières résultats de l’analyse comparée révèlent qu’en Suède, la mise en œuvre d’une loi genrée a favorisé la création de dispositifs de formation et de spécialisation des professionnels leur donnant les moyens d’inscrire les histoires individuelles dans la définition publique du problème. En France cette inscription est neutralisée par des principes organisationnels pris entre des priorités nationales (l’arrestation et la poursuite systématiques des violences entre partenaires intimes), une gestion saturée par l’abondance des cas portés à la Justice et l’absence d’intérêt des professionnels à se spécialiser dans de telles affaires. Un alignement des procédures d’enquête sur le modèle du lot commun des infractions de violence volontaire est alors privilégié par le recours à des filtres distinguant les violences selon leur gravité. Celui-ci n’invite pas les professionnels à penser les trajectoires individuelles sous le prisme du problème public ce qui tend à fragiliser la portée du cadre normatif.

Enseignements

2017-2018

Attachée Temporaire d’Enseignement et de Recherche, Département de Sociologie, université de Bordeaux (192 heures TD)

  • CM Violences et Justice, Licence 2 et 3
  • TD Auteurs et Textes, Licence 1
  • TD Connaissance du Monde Professionnel, Licence 2
  • TD Documents et Synthèses, Licence 2
  • TD Enquête Qualitative, Licence 2
  • TD Formation à Excel, Licence 1
  • TD Observation, Licence 1
  • TD Questions et Argumentation, Licence 2
  • TD Technique d’Expression, Licence 1
  • TD Terrain Exploratoire, Licence 2

2016-2017

Doctorante contractuelle avec missions d’enseignement, Département de Sociologie, université de Bordeaux (64heures TD

  • TD Auteurs et Textes (L1)
  • TD Faits et Analyse (L1)
  • TD Connaissance du Monde Professionnel (L2)

Communications

Colloques nationaux

  • « Considérer le genre des auteurs et victimes de violences entre partenaires intimes: Quelles asymétries de prise en charge par les systèmes judiciaires suédois et français? », Congrès de l’AFS, RT 13 Sociologie du Droit et de la Justice, 3-6 Juillet 2017.

Colloques internationaux

  • “’We are Knights but Women are no Longer Princesses’: Men Facing with their own Violence Against Women”, Progressive Connexions Interdisciplinary Life, Sexual and Gendered Violence, Vienna, Austria, 2nd-3rd December 2017.
  • “Losing Gender in Translation: Violence Regimes in Egalitarian Sweden and France”, Progressive Connexions Interdisciplinary Life, Sexual and Gendered Violence, Vienna, Austria, 2nd-3rd December 2017.
  • « Penser les violences entre partenaires intimes avec les théories de l’Etat : Eléments de théorisation et d’opérationnalisation de régimes de violences de genre », Conférence Internationale Genre, sexualité et culture : Les enjeux de l’espace public autour de la Méditerranée. Comparaisons Union européenne/Maghreb, Casablanca, Maroc, 23-24 Novembre 2017.
  • “Is Naming Enough to Change the Practices? The Case of Men as Perpetrators of Intimate Partner Violence in the Criminal Justice System”, Conference on Men and Masculinities: Politics, Policy, Praxis, Örebro University, Sweden, 14th-16th June 2017.
  • « Comment les systèmes judiciaires façonnent les problèmes publics : Une étude de cas relative au genre des violences entre partenaires intimes », XXème Congrès de lAISLF, CR.20 Comparaisons Internationales, Montréal, Canada, 4-8 Juillet 2016.

Communications sur invitation

  • « Ce que le certificat médicolégal révèle de la prise en charge judiciaire des violences entre partenaires intimes : analyse comparative France-Suède », Séminaire Genre et Santé, université de Bordeaux, 3 Novembre 2016.
  • “Framing Intimate partner Violence in the Criminal Justice System: Sweden and France in Comparison”, Lecture at the Centre for Feminist Social Studies, Örebro University, Sweden. March 1, 2016.
  • “The Processes of Construction of Intimate Partner Violence in Sweden and France: Challenging Norms and Deviance in Contemporary Conjugality”, Lecture at the Centre for Feminist Social Studies, Örebro University, Sweden. November 10, 2015.

Discussions scientifiques

  • Discussion de l'ouvrage « La politique à l’épreuve des émotions », Alain Faure et Emmanuel Négrier (dir), en présence des auteurs, Axe Identification du Centre Emile Durkheim, 9 Mars 2017.
  • Discussion de l'ouvrage « Au tribunal des Couples » du Collectif Onze, en présence d'une des auteur.e.s, Emilie Biland, Atelier Genre du Centre Emile Durkheim, 19 Mai 2016. 

Communications internes au laboratoire

  • « La présentation de soi en situation d’enquête sur/avec les “puissants“ »,  Atelier Méthode du Centre Emile Durkheim, « Les “puissants“ sont-ils des enquêtés comme les autres? » 23 Mai 2016.
  • « De quelle sociologie devenir spécialiste? Interrogation sur l'adéquation entre la trajectoire personnelle, l'objet, l'enquête empirique et le cadrage théorique », Présentation des travaux doctoraux au Séminaire Doctoral du Centre Emile Durkheim, 12 Mai 2016.

Organisation de journées d'étude et manifestations scientifiques

  • Coorganisatrice de la Journée d’Etude Doctorale du RT 13, Sociologie du Droit et de la Justice, 26 Mars 2018.
  • Coorganisatrice de la Journée d’Eude de l’Axe Identification du Centre Emile Durkheim « La politique des Emotions », 30 Mai 2017.
  • Coorganisatrice de la Journée d'Etude « Être pris.e dans la toile des relations d'enquêtes : modalités d'implication sur le(s) terrain(s) et leurs enjeux », organisée par les associations de doctorant.e.s du CED et du LAM, Bordeaux, 23 Juin 2016.

Publications

  • Compte-rendu de : « Lena Martinsson, Gabriele Griffin, Katarina GiritliNygren (dir.), Challenging the myth of genderequality in Sweden », Lectures [En ligne], Les comptes rendus, 2017.. 

Mots clés :

Mise à jour le 02/10/2018

Contact

Marine Delaunay
Doctorante en sociologie

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