Morgan Lans

Doctorant en sociologie

Domaines de spécialisation | Mots clés

  • Sociologie de l’intégration,
  • Socio-économie des associations,
  • Sociologie des migrations,
  • Sociologie de l’action publique,
  • Comparaison internationale

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Recherches en cours

Thèse  « Accueillir, aider et soutenir, des circonstances à l’action : comparaison des acteurs associatifs auprès des populations migrantes dans trois villes européennes (Aarhus, Bilbao, Bordeaux) ». Sous la direction d'Olivier Cousin (Université de Bordeaux) et Cristina Blanco (Université de Bilbao). Date de début : septembre 2016.

Résumé :

            À travers l’étude du travail des acteurs associatifs œuvrant auprès des populations migrantes, cette thèse cherche à saisir les mécanismes concrets de la construction du processus d’intégration dans les villes de Bordeaux, Bilbao  et Aarhus. Comment ces acteurs produisent-ils de l’intégration dans des espaces connaissant des situations comparables mais détenant des structures et des institutions différentes ? Dans quelles mesures ces pratiques situées entrent-t-elles en résonnance avec des modèles et des conceptions plus larges de l’intégration ? Quel type de liens les associations entretiennent-elles avec les Etats dans lesquels elles agissent, dans un moment où le changement structurel des financements du secteur non-marchand redéfinit l’action et l’identité associative ?

            Dans beaucoup de pays européens, dès la fin du XIX ème siècle, les associations d’accueil et d’aide à l’intégration des populations migrantes ont joué un rôle primordial. Pourtant, lorsque l’on s’intéresse aux manières historiques et culturelles de penser et mettre en œuvre l’intégration, la focale porte souvent sur les dimensions idéologiques et législatives, reflétant davantage la représentation d’une « pensée d’état » qu’une « pratique réelle » et située. Il convient donc de questionner les dimensions institutionnelles et structurelles, mais aussi organisationnelles de la construction en pratique du processus d’intégration. Pour ce faire, les associations sont une entrée privilégiée.

            Les villes qui ont été sélectionnées sont proches démographiquement (population en général, immigrées et étrangères en particulier). Ce sont des capitales régionales « gouvernées » par des partis modérés qui ne font pas face à une situation de crise de l’accueil. En parallèle l’Espagne, la France et le Danemark détiennent des spécificités institutionnelles, structurelles et historiques, ainsi que des logiques politiques propres, qui offrent un intérêt heuristique à ce choix méthodologique.

            Pour la récolte des données des entretiens semi-directifs seront menés, principalement avec des acteurs associatifs (3 associations incontournables par ville) mais également avec des responsables publiques et politiques. Cette technique d’enquête sera complétée par de l’observation directe in situ sur plusieurs mois qui permettra de faire émerger des éléments plus informels. Les analyses historiques et institutionnelles qui seront effectuées au niveau macro, le repérage de paysages associatifs et de « régimes territoriaux » au niveau méso, permettront de saisir les espaces et « mémoires » spécifiques dans lesquels se déploient l’action associative. C’est donc à travers une approche multi-scalaire, comparative et relationnelle que les réponses aux questionnements seront apportées.

Mots-clefs : Intégration, acteurs associatifs, immigration, comparaison, France, Espagne, Danemark

Mots clés :

Mise à jour le 30/01/2017

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Morgan Lans
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