Sarah Guillemet

Doctorante en science politique

Domaines de spécialisation | Mots clés

  • Sociologie politique
  • Sociologie des mobilisations
  •  Ethnographie - ethnométhodologie
  • Nationalismes, violence politique, conflit armé
  • Études de genre
  • Moyen-Orient

Axes et ateliers du laboratoire

  • Axe Identifications
  • Axe Sociologie(s) de l'international

Responsabilités institutionnelles

  • Experte extérieure projet ERC "Civil Wars".
  • Chercheure associée à l'Institut Français d'Études Anatoliennes (IFEA), Istanbul, Turquie.
  • Chercheure associée à l'Institut Français du Proche-Orient (IFPO), Erbil, Kurdistan irakien (GRK).
  • Doctorante associée au Centre d'Études Turques, Ottomanes, Balkaniques et Centrasiatiques (CETOBaC).

Recherches en cours

Thèse : « « Aux frontières du politique, les corps : subjectivation, violence et rapports sociaux de sexe dans les mouvements kurdes en Turquie et en Iran (1979-2017) ». Recherche en contrat MESR, sous la direction d'Antoine Roger et Olivier Grojean. Début : octobre 2015.

Résumé

Au sein des luttes révolutionnaires kurdes contre les États turcs, iraniens, irakiens et syriens, les femmes se sont engagées depuis plusieurs décennies dans les différentes guérillas. Pour beaucoup, il ne s'agit pas seulement de lutter pour sa liberté en tant que kurde, mais aussi en tant que femme. Si les guerilleras du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) ont été fortement médiatisées, elles ne sont pas les seules à avoir choisi le chemin d'une résistance multiforme, dans lequel le choix du parti est un enjeu crucial. Au Komala, les femmes occupent de longue date une place centrale. Au-delà des discours des partis autour de l'égalité des rapports sociaux de sexe et de l'étude de leur effectivité pratique ou non - les femmes sont-elles "émancipées" ? - il nous semble fondamental de reposer la question du processus de subjectivation politique, ou construction de soi comme sujet politique.
Ainsi, cette recherche n’interroge pas les motifs de l’engagement, mais le processus de construction de soi comme sujet politique et la politisation des pratiques : comment le corps est tout à la fois un outil d’objectivation de rapports de pouvoirs genrés et intra-kurde, de lutte politique et un outil réflexif. Elle mobilise une méthode qualitative (entretiens semi-directifs et récits de vie) transdisciplinaire et recourt à la démarche ethnographique (immersions, observations directes et participantes répétées) afin de saisir les dynamiques sous-tendant les parcours de femmes qui choisissent soit le recours aux armes, soit la résistance clandestine urbaine. Car si celles-ci sont liées aux enjeux partisans, elles ne sont pas déterminées ni structurées uniquement par ces derniers.
Cette approche, au regard d'une analyse de trajectoires comparées de résistantes kurdes, permet de déplacer le regard du côté des pratiques de résistances quotidiennes répétées, a priori invisibles mais pourtant bien réelles.

Publications récentes

  •  « S’organiser au maquis comme à la ville. Les femmes kurdes au Comité des révolutionnaires du Kurdistan Iranien (Komala) et au Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) », Confluences Méditerranée4(103), 2017, p. 65-79.
  • (à paraître en 2017) « Le sexe de la politique coloniale : corps, genre et race dans le processus de construction, de consolidation et de maintien de l’État-nation turc au Kurdistan du Nord (Bakur) », Les Cahiers du Cedref.
  • Compte rendu de "Paige Whailey Eager, Waging gendering war. U.S. Military Women in Afghanistan and Iraq, Ashgate, Lectures, 2014.
  • Compte rendu de « Bard Christine, Pavard Bibia (dir), Femmes outsiders en politique », Parlement[s], Lectures, 19, 2013.

Communications

  • « Rapports de pouvoirs autour de l'engagement des femmes dans la lutte armée », Séminaire "Les Mutations de l'Espace Kurde", EHESS, Paris, 22 mai 2017.
  • « Faire des genres une frontière : discours, pratiques et rapports de pouvoirs autour de l’intégration des femmes à la lutte armée entre le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) et le Komala (1970 – 2016) »,  panel « Frontières de l'espace kurde  », Congrès du GIS Moyen-Orient, Paris, 7 juillet 2017.
  • « S’organiser au maquis comme à la ville : le choix de la non-mixité comme pratique de résistance des femmes kurdes au Komala et au Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) »,  panel "Le Fait Combattant", Congrès du GIS Moyen-Orient, Paris, 8 juillet 2017,.
  • « Au-delà des temps de l’enquête : du silence à la parole, é-prouver « son » terrain. Propositions pour une analyse critique du terrain comme espace vécu et expérientiel. Retour sur une enquête en immersion menée auprès des résistantes kurdes en contexte de violences politiques (2015-2016) », Journée d'étude doctorale interdisciplinaire, AJPB/VS, Centre Émile Durkheim, Sciences Po Bordeaux, 23 juin 2016.
  • avec Leïla Porcher « Des mots pour le dire : faire l’expérience de la violence au quotidien. Propositions pour une réflexivité critique des stratégies, pratiques et analyses du terrain à partir d’enquêtes menées auprès des femmes kurdes résistantes, en Turquie et en Irak (2015-2016) », communication pour la Journée d’étude « Étudier les (ex)combattantes : enjeux éthiques et choix méthodologiques au Kurdistan, au Pérou et en Colombie » du CEDREF-LCSP (Paris 7), 20 Mai 2016, dans le cadre du projet pour l’étude « Action structurante : la fabrique du politique (axe Genre) ».

Mots clés :

Mise à jour le 02/02/2018

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Sarah Guillemet
Doctorante en science politique

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