Sarah Roux

Doctorante en sciences politiques

Domaines de spécialisation | Mots clés

  • Sociologie de l’action publique
  • Analyse des politiques publiques
  • Relations internationales

Mots clés : traite des êtres humains, exploitation, exploitation sexuelle, protection des victimes, France, Pays-Bas

Axes et ateliers du laboratoire

  • axe Sociologie(s) de l'international

Recherches en cours

Thèse : "La protection des personnes victimes de la traite des êtres humains : une analyse comparative de l’action publique de la France et des Pays-Bas", sous la direction de Daniel Compagnon. Date début : septembre 2017.

Résumé :

Troisième forme de trafic la plus répandue au monde après le trafic de drogues et d’armes, la traite des êtres humains concernerait 2 à 4 millions de personnes chaque année et générerait environ 32 milliards de dollars de profits par an. A partir des années 1990, les États s’engagent de façon croissante dans la lutte contre la traite des êtres humains à travers l’adoption de législations et de politiques visant à réprimer les trafiquants, protéger les victimes et prévenir la traite. Leur action est encadrée par des modèles normatifs qui émergent au niveau international et régional (conventions internationales, directives européennes, etc.).

Nous nous intéresserons ici au volet de protection de l’action de lutte contre la traite des États de destination en Europe occidentale. Ces États sont dans l’obligation d’offrir un certain nombre de mesures de protection aux victimes de la traite. Pourtant, leur action de protection des victimes fait l’objet de nombreuses critiques. D’une part, les États sont pointés du doigt pour la faible priorité qu’ils accordent à cet enjeu par rapport à celui de répression des trafiquants ou des migrants irréguliers. D’autre part, la pertinence et l’efficacité de la protection qu’ils offrent aux victimes sont remises en cause : ils sont accusés de discriminer entre les victimes méritantes ou non d’une protection et d’alimenter le cycle de la traite (revictimisation, retrafficking, criminalisation).

Ainsi, nous nous demanderons dans quelle mesure les États européens de destination de la traite ont développé des mesures de protection des victimes de la traite. Quelle protection offre ces États aux victimes de la traite ? A qui s’adresse plus précisément cette protection ? La protection des victimes de la traite est-elle l’objet d’une politique publique ? Le cas échéant, quelles sont les caractéristiques d’une telle politique ? De plus, nous nous interrogerons sur les déterminants de l’action publique relative à la protection des victimes de la traite et plus largement à la lutte contre la traite des êtres humains. Cette dernière varie-t-elle selon les États européens de destination ? Le cas échéant, comment rendre compte de sa variabilité ?

Pour répondre à ces questions, nous procéderons à la comparaison des cas nationaux de la France et des Pays-Bas de la fin des années 1990 à nos jours.

Mise à jour le 09/04/2019

Contact

Sarah Roux
Doctorante en science politique

Informations complémentaires