Thomas Forte

Doctorant en sociologie

Domaines de spécialisation | Mots clés

Mots clés : commande publique, acheteurs publics, action publique, BTP, économie sociale et solidaire, sociologie économique, sociologie de l'action publique, sociologie du droit, contrat

Axes et ateliers du laboratoire

  • Axe Légitimité, organisations et représentations (LOR)
  • Axe Identifications

Responsabilités scientifiques et institutionnelles

  • Représentant des doctorant·e·s du Centre Émile Durkheim au conseil du laboratoire
  • Représentant des doctorant·e·s du Centre Émile Durkheim au conseil du département CHANGES
  • Responsable de l'Association des doctorant.e.s CIFRE en SHS (ADCIFRESHS) de Bordeaux
  • Co-animateur de l’atelier règles, normes et pratiques économiques

Recherches en cours

Thèse : La commande publique, un levier de développement territorial ? Les collectivités territoriales et leurs fournisseurs / sous la direction de Gilles Pinson et Xabier Itçaina. Date de début février 2018.

Résumé 

En 2018, les marchés publics représentent 100 milliards d'euros. Ils sont les dispositifs privilégiés de la puissance publique pour fonctionner en tant qu'organisation et agir sur son territoire afin d'accomplir ses missions définies par le droit. Alors que ces contrats (Suchman, 2003) sont indispensables au fonctionnement des organisations publiques et à l’action publique depuis la Révolution (Lemesle, 2010), ils font rarement l’objet d’étude sociologique. Ces dernières ont pourtant mis en avant la porosité entre les secteurs privé et public dans le fonctionnement de l’État (Pinson, 2009 ; Bezes et Siné, 2011 ; Lemoine, 2016 ; Ansaloni et Smith, 2017 ). Rassemblés sous la notion générique « d’appel d’offre », parfois invisibilisés dans le fonctionnement de l’État, notamment lorsqu’il s’agit d’analyse sur l’action publique et socio-économique, les marchés publics permettent pourtant de questionner le travail des acteurs en charge de dépenser l’argent public où une définition de l’intérêt public est mise en tension.

A l’instar des approches « par le bas », cette thèse analyse le travail bureaucratique (Weller, 2018) d’attribution des contrats d’une collectivité. Elle s’intéresse à la manière dont ces derniers s’articulent autour d’une activité de qualification (Vatin, 2009 ; Callon, 2013) des biens publics au sein d’un espace d’échange au croisement de l’État et du marché. Ainsi, rédiger un contrat ne se résume pas à un travail d’écriture, mais suppose une activité de mise en conformité (Edelman, 2005) qui s’appuie autant sur le droit, que sur des objectifs politiques et économiques (Bessy, Delpeuch, Pélisse, 2011).

Définir la valeur d’un besoin public, ne se limite pas à donner une valeur économique  au  processus de construction (main d’œuvre, achat de matière première, marge commerciale). Cela consiste également à attribuer une valeur économique au risque juridique, aux politiques de développement durable et de développement économique, ou encore à la réinsertion par la rémunération de clauses sociales.

Cette recherche s’appuie sur un travail ethnographique (Céfaï, 2010) de trois années au sein d’un conseil départemental, une analyse d’archives

(100 contrats) et une analyse secondaire des données (documents internes à l’organisation) depuis 2008.

En centrant l’analyse sur ces contrats, cette recherche doctorale interroge les relations entre l’État et le marché, et la place du droit dans l’activité économique. Ce qui se joue dans cette activité c’est donc la définition de la valeur des biens publics dans différents espaces concurrents et sa formalisation en tant que réalité dans un document écrit : le contrat.

Enseignement

2019-2020

Université de Bordeaux, faculté de sociologie

  • TD Documents et synthèses (L2)
  • TD Connaissance du monde professionnel (L2)
  • TD Cultures et compétences numériques  (L2)

Science Po Bordeaux

  • Conférence de méthode en études politiques (1ère année)

Communications récentes

  • "Se réorganiser pour mieux dépenser ? Analyse de l’activité d’évaluation des offres dans le cadre de marchés publics", Colloque de l'Association Française de Sociologie (AFS), RT 23 - Travail, activité, technique, Lille, 6-9 juillet 2021
  • "Argent public et intérêt public, à qui sert le droit ? Le cas des marchés publics d'un conseil départemental", Colloque de l'Association Belge francophone de Science Politique (ABSP), ST 20 - Contester ou ordonner les finances publiques par le droit: le déplacement des politiques financières, monétaires et économiques sur le terrain juridique, 7-9 avril 2021
  • "Le fonctionnaire, le politique et le contrat : qui dépense l'argent public? La place de la "performance achat" au sein d'une collectivité territoriale", Colloque "Contraintes financières, politiques de fusions, gouvernance multi-niveaux : les enjeux de la réforme territoriale", Rennes, 7 et 8 novembre 2019
  • Co-organisation d'une journée d’études organisée par le Centre de sociologie des organisations (Jérôme Pélisse, Claire Lemercier, Sébastien Billows ) et le Centre Emile Durkheim (Alina Surubaru, Thomas Forte): "L’État, le droit et le marché.  Le nouveau code de la commande publique, quels enjeux ?", 23 mai 2019 à Science Po Paris - CSO

Mots clés :

Mise à jour le 24/06/2021

Contact

Thomas Forte
Doctorant en sociologie