Vincent Grimaud

Doctorant

Domaines de spécialisation | Mots clés

  • Sociologie des sciences
  • Sociologie des organisations
  • Sociologie de l'innovation
  • Organisation de la Recherche en France
  • Pluridisciplinarité

Axes et ateliers du laboratoire

  • Axe Savoirs

Recherches en cours

Titre temporaire de la thèse : « Les structures organisationnelles de la recherche translationnelle et leurs effets sur l'innovation biomédicale », sous la direction de Pascal Ragouet. Début de la thèse : Janvier 2017.

Résumé 

La recherche translationnelle est née dans les années 1990 aux États-Unis, et a été conçue pour accélérer la traduction des promesses de la recherche fondamentale en biomédecine en améliorations de la santé des individus et des populations : elle doit permettre en effet la mise en œuvre d’un meilleur transfert du savoir entre les différents acteurs impliqués dans un projet de recherche. Son objectif est d’ailleurs encapsulé dans l’expression “from bench to bedside” traditionnellement mobilisée pour la décrire. La recherche translationnelle s’est vue donner un rôle important dans un contexte de réduction des dépenses de santé et de chronicisation des maladies : il s’agit d’accélérer l’innovation pour catalyser la découverte de nouveaux traitements plus efficaces et moins coûteux. En conséquence, elle permettrait de répondre à des enjeux sanitaires, économiques, et politiques (Zerhouni, 2011a). En France, elle est apparue au début des années 2000 (Brégot, 2004), et est depuis devenu « un élément central de la politique biomédicale » du pays (Vézian, 2015).

Notre recherche part d’un constat : la recherche translationnelle ne renvoie pas à une réalité unique. Elle fait l’objet de plusieurs définitions différentes, est pratiquée par plusieurs acteurs différents et ce dans des structures différentes. Un tel constat mène à s’interroger sur l’opérationnalité de ce type de recherche : si sa définition est à géométrie variable pour les acteurs et les organisations, comment le transfert du savoir se retrouve-t-il facilité ? L’enjeu de la thèse est donc d’apporter un éclairage sociologique sur la réalité de la recherche translationnelle en France, peu abordé par la sociologie. Nous nous concentrerons en particulier sur l’influence des différentes structures organisationnelles de la recherche translationnelle et ses effets sur l’innovation en biomédecine.

La recherche est organisée en trois axes qui constituent trois niveaux d’analyse différents. Le premier axe est consacré à l’émergence de la recherche translationnelle en France en tant qu’enjeu scientifique et de politique publique, afin de comprendre la diffusion et la mise en œuvre du concept sur le territoire. Le second axe porte sur l’analyse comparée des structures organisationnelles de la recherche translationnelle pour en faire ressortir les caractéristiques principales et voir les formes de translationnel privilégiées. Un troisième axe porte sur une sociologie comparée d’itinéraires translationnels, qui consiste en la sélection d’un projet de recherche en cours de réalisation sur chaque terrain afin de faire ressortir les logiques collaboratives entre les acteurs impliqués.

Le recueil des données est réalisé au moyens d’outils multiples : entretiens semi-directifs (cliniciens, chercheurs, ingénieurs etc. impliqués dans un projet ; équipe de direction des structures) observations (travail de recherche, préclinique et clinique, réunions de travail, comité de pilotage, assemblées générales) questionnaires, et analyses de documents. Nous nous tournerons notamment vers des méthodes de scientométrie et de cartographie. A l’issu de cette investigation, nous serons en mesure de fournir des éléments d’information et d’analyse sur la recherche translationnelle et plus largement sur les processus d’innovation d’une part et de travail collaboratif d’autre part.

Enseignement

  • TD  « Auteurs et textes » en L1 Sociologie : Découverte, lecture et analyse des classiques et principaux auteurs de la discipline
  • TD « Analyse quantitative sous Excel » en L1 Sociologie : TD complémentaire du CM « Sociologie quantitative » visant à une première mise en pratique du traitement statistique par logiciel. Les étudiants sont invités à manipuler une base de données et à produire une analyse sociologique à partir de la construction de tableaux et graphiques.

Mise à jour le 14/06/2017

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