Projets financés

MED-CANNABIS - ESR 2019-2023

Construction du marché du cannabis à usage thérapeutique (France-Canada-Maroc) : définitions, savoirs, réglementations, environnement.

Ce programme de recherche aspire à analyser la construction du marché du cannabis à usage thérapeutique, en mettant la question des définitions, des savoirs, des réglementations et de l’environnement au centre de la recherche. L’étude prendra en compte la logique de fonctionnement de différents marchés de cannabis à usage thérapeutique (qu’il soit autorisé ou non) dans le contexte français avec un volet comparatif avec le Maroc, important producteur de cannabis pour le marché national et international, et le Canada où le cannabis a récemment été légalisé (…).

Coordinatrice : Kenza Afsahi (www.alqannab.com)

 

POWERS (Peace, War and the World in European Security Challenges)

Le projet a pour objectif scientifique d’analyser les problèmes contemporains associés aux questions de sécurité en Europe et aux perceptions des enjeux sécuritaires sur ce territoire et à ses frontières. Les questions sont abordées à travers une série de séminaires, conférences et écoles d’été organisés sur la durée du projet (3 ans) par les partenaires du réseaux Erasmus+ du consortium POWERS (University of Goettingen, University of Jordan, Dokuz Eylul University, University of Seville, Voronezh University, Université D’Enna (Sicile), Université de Perm) Les thèmes abordés seront successivement et parmi d’autres le rôle des acteurs étatiques et non étatiques dans la construction des enjeux et stratégies sécuritaires, le rôle des réseaux transnationaux, les questions socio-culturelles, religieuses, le terrorisme, les politiques identitaires (identity politics) toutes questions qui contribuent à redéfinir les enjeux de sécurité et les stratégies en Europe et au-delà.

Coordinatrice : Caroline Dufy

Réseau international de discussion intitulé Toward a non-hegemonic world sociology

Eric Macé co-anime avec Stéphane Dufoix (Université Paris Nanterre, Institut Universitaire de France) un réseau international de discussion intitulé Toward a non-hegemonic world sociology, concernant les enjeux épistémologiques, empiriques et pédagogiques de la mondialisation des sciences sociales dans une perspective postcoloniale. Ce réseau, soutenu par l’International Sociological Association (ISA), est adossé à un séminaire permanent au sein du Collège d’Etudes Mondiales de la Fondation Maison Sciences de l’Homme (FMSH). Le réseau organise également des événements scientifiques ponctuels sous formes de colloques internationaux :  Un ouvrage est à paraître dans la collection "Studies in International Sociology" des éditions SAGE.

Predict-Op ANR- 2019-2023

Ce programme de recherche a pour principal objectif de décrire l’impact du développement de la maintenance prédictive militaire sur les relations État-industrie, dans une approche attentive à la pluralité des processus à l’œuvre. D’un point de vue théorique, il s’inscrit au croisement de la sociologie économique, la sociologie des organisations et la sociologie des réseaux. Partant de l’idée que la création d’un nouveau marché s’accompagne toujours d’une multiplicité de formes d’incertitude, il examine la structuration des réseaux nationaux de production, tout en accordant attention à la circulation internationale des modèles de maintenance.

Coordinatrice : Alina Surubaru

Laboratoire International Associé SPINPER

"Sociologie des Elus Nationaux et Régionaux du Raj à l’Union Indienne Contemporaine" en partenariat avec le CDSP, le CERI et l’Université d’Ashoka, Inde (2018-2021)

Portant sur les caractéristiques politiques et socio-économiques des élu.e.s indien.ne.s depuis l'époque coloniale, ce programme de recherche s'intéresse à l'ensemble des élu.e.s à l’échelle nationale et régionale, depuis les premières élections organisées au sein du Raj après les réformes de 1919 jusqu'à nos jours, ainsi que sur les candidat.e.s des principaux partis. Il implique la combinaison d'approches qualitatives et quantitatives, essentielles pour définir les catégories d'analyse pertinentes et pour traiter les données collectées. Delphine Thivet s’intéresse plus particulièrement dans le cadre de ce programme au profil des élu.e.s bengali.e.s à l’échelle nationale et régionale de 1919 à 2019 (Bengale, puis Bengale-Occidental à partir de la deuxième partition de 1947).

Coordinatrice : Delphine Thivet

Sites internet pour plus d’informations : 

https://www.u-bordeaux.fr/Recherche/Laboratoires-internationaux

http://liaspinper.com

Les cadres sociaux de la violence (en partenariat avec le réseau O.C.T.A.V)

Au lendemain des attentats du 11 Septembre 2001, l’anthropologue Talal Asad a posé la question suivante : « Pourquoi les occidentaux réagissent-ils avec de tels sentiments d’horreur aux (…) attentats suicides ? Des cruautés inimaginables perpétrées en secret ou ouvertement par des dictatures et des démocraties sont légions dans le monde actuel, tout comme la présence de systèmes carcéraux criminels, de politiques d’immigration fondées sur des critères raciaux, de politiques de purification ethnique, de torture, sans parler des guerres impérialistes. Qu’est-ce qui conduit les moralistes libéraux à réagir avec horreur aux seuls attentats suicides ? ». Au-delà des cas énumérés par l’auteur, ces questions renvoient à un phénomène plus général : les perceptions de la violence sont souvent médiatisées par des cadres interprétatifs qui énoncent quelles violences sont moralement (in)acceptables. L’existence de ces cadres sociaux se manifeste, notamment, quand une controverse éclate au sujet de la caractérisation de la violence. Les cadres se révèlent alors dans le langage et les oppositions telles que « casseur / manifestant », « terroriste / combattant de la liberté », « torture / méthode d’interrogation coercitive », etc. L’objectif de ce projet de recherche est d’analyser et de comprendre la construction sociale des cadres sociaux de la violence contemporaine dans une perspective internationale comparée.

Coordinateurs : Mathias Delori, Caroline Guibet Lafaye, Adrien Ostolski, Delphine Thivet

Projets post-doctoraux ou chercheurs associés :

Projet postdoctoral de Sainovic Ardijan à l’IRSEM : A l’encontre des discours soulignant la multiplication des menaces que constituerait l’implication des émergents, cette contribution a pour but d’expliquer pourquoi l’Union européenne est si dominante dans les Balkans et la montée des émergents limitée. Elle montre que l’ordre régional est unipolaire et hiérarchique tant il est dominé par la puissance hégémonique de l’UE. Il y a un pôle de puissance à la fois en termes de ressources – notamment économiques – détenues par l’UE et en termes d’influence exercée sur le comportement des Etats de la région.

 

Mise à jour le 05/12/2019