Motion votée à l'AG du 21.01.2020

Motion adoptée lors de l’Assemblée générale du Centre Émile Durkheim qui s’est tenue le mardi 21 janvier à 15.00, salle des séminaires, place de la Victoire, faculté de sociologie, université de Bordeaux

Lors de l’AG du laboratoire, les présent·es ont adopté à l’unanimité la motion suivante :
  Les membres du Centre Émile Durkheim (UMR 5116) réuni.es en Assemblée générale le mardi 21 janvier, expriment leurs vives inquiétudes quant aux solutions préconisées par les trois rapports remis au gouvernement dans le cadre de la préparation de la Loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR).
  La communauté scientifique réclame depuis des années (Cf. la réunion plénière du CN de 2014) une loi de programmation pluriannuelle dans le but de relancer le financement de la recherche et de l’enseignement supérieur via la création massive d’emplois pérennes dans les universités et dans les établissements publics de recherche. Alors que la loi doit être présentée au Parlement dans les mois qui viennent, la mouture du texte n’est toujours pas disponible, renforçant ainsi les inquiétudes de la communauté universitaire. Les trois rapports publiés fin 2019 sur lesquels doit s’appuyer cette loi partagent le constat d’une situation particulièrement difficile des métiers de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR). Pourtant, ils préconisent paradoxalement de poursuivre dans la voie de la précarisation généralisée, allant jusqu’à mettre en cause le statut de maître·sse de conférences. Cette loi vient s’ajouter au projet de réforme des retraites qui va fortement dégrader la condition des fonctionnaires en général et des personnels de l’ESR en particulier. En effet, celles et ceux-ci connaissent une entrée difficile et tardive dans des emplois pérennes et font partie des catégories de fonctionnaires qui touchent le moins de primes. Elles et ils seront donc particulièrement touché·es.
  Alors que la communauté demande plus d’autonomie pour mener à bien ses missions et la reconstruction d’un système institutionnel favorable à la collaboration entre collègues, les rapports suggèrent d’instituer une forte concentration de la décision en matière de définition des priorités scientifiques et d’attribution des financements et d’accentuer encore la mise en concurrence de tous les acteurs de l’ESR.
  Les membres du CED s’associent aux initiatives nombreuses de la communauté scientifique pour refuser ces orientations et demandent qu’un projet de loi soit établi en étroite collaboration avec ses représentants (Conseil national des universités, Comité national de la recherche scientifique, syndicats, sociétés savantes, etc.) en prenant le temps nécessaire à la discussion et en s’appuyant prioritairement sur les propositions faites lors de la dernière session plénière du Comité national de la recherche scientifique en juillet 2019.
 
  

Mise à jour le 29/01/2020