La question des identifications par soi et par autrui est abordée sous l’angle des formes de catégorisation, d’assignation et d’appropriation d’identité. Le positionnement épistémologique commun à l'ensemble des membres de l'axe est une approche constructiviste sociale et historique des identifications collectives et individuelles. A partir du constat des limites des approches essentialistes, matérialistes ou encore purement discursives des identités, les recherches menées au sein de cet axe s’attachent à développer une approche processuelle et sociopolitique de la fabrique des affiliations.Attachées aux enquêtes de terrain empiriques, la plupart des recherches s'inscrivent dans une démarche inductive et comparatiste, préalable à la montée en généralité théorique. La dimension comparée est au cœur du projet de l’axe qui rassemble des membres travaillant sur des aires culturelles différentes (Europe occidentale et de l’Est, Moyen-Orient et Maghreb, Afrique, Asie) mais qui partagent questionnements, méthodologies et hypothèses de travail.

Quatre thématiques structurent les réflexions des membres de l’axe :

  • les groupes sociaux « minorisés » et les identités racisées/ethnicisées ;
  • les identités religieuses ;
  • les espaces publics et territoires ;
  • la manière dont les identités collectives sont formulées en termes de citoyenneté, de participation à l’espace public et de production de la société civile.

Le séminaire

Chaque mois, l’axe Identifications invite un·e collègue à présenter un travail récent – livre, voire article paru récemment ou programme de recherche. Elle/il est discuté·e par deux membres du laboratoire, junior et senior. Les séances ont lieu en principe le jeudi de 14h à 16h, alternativement sur les sites de la Victoire et de l’IEP. Elles sont le plus souvent précédées d’un buffet. 

Vous pouvez consulter ici le programme de l’année en cours.

Journée(s) d’étude

Chaque année, les jeunes chercheuses et chercheurs de l’axe Identifications organisent une journée d’étude sur un sujet de leur choix. En 2018, cette journée a pris un tour un peu plus conséquent puisque nos discussions ont duré deux jours, les 14 et 15 juin. Elles ont porté sur la médiation des sciences sociales, autrement dit sur la transmission des méthodes et résultats de nos recherches au-delà de l’université. Nous avons reçu des représentant·e·s des institutions en charge de la médiation, de l’édition et du financement des sciences sociales. Nous avons organisé également une soirée pour discuter avec le public et nous avons réservé du temps pour échanger entre nous sur nos expériences, réussies ou non, de médiation.

Le programme est disponible ici.   

Mise à jour le 18/07/2018

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