Événements

  • mercredi 10 octobre 2018

Conférence avec Alex Gosseries et Milena Doytcheva,

La singularité de l'âge dans les motifs de discriminations ?

Recrujeunes 10 octobre

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  • jeudi 29 mars 2018

Conférence dans le cadre du « Mois de l'égalité » de la région Nouvelle Aquitaine

Les risques de discrimination dans l'emploi public, en présence de l'auteur Yannick L'Horty

Recrujeunes conférence L'Horty

Organisé par le Programme de recherche « La gestion du risque dans le recrutement : comparaison secteur privé et secteur public, Conférence N°2 2018

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  • 3-6 juillet 2017

6th EMES International Research Conference on Social Enterprise

Communication d'Armelle Gaulier, Post-Doctorante Centre Emile Durkheim, Bordeaux University, France

6. Institutionalization, scaling up and public policies

  •  The french Dispositif Local d’Accompagnement (ie local support program) : a flexible and asymmetrical public policy program helping the third sector ?

The non-profit sector, a highly dynamic field in France, is one of the main actors of the social economy, since it generates jobs, responds to territorial needs, creates social ties and supports, and sometimes even supplements public policies. However, confronted to decreasing public subsidies and an administrative reorganization inspired from the rules of the New Public Management (Bezes, 2012), third-sectors associations, have seen their position weaken. Since 2003, the French government has added a new program to its employment policies, the DLA (Dispositif Local d’Accompagnement), without charge for the associations. The DLA aims at helping job-creating organizations in the social economy sector in terms of professionalization, job preservation and development. At the local level (ie les départements), supporting structures, which are also third-sectors associations, provide professionals in support of the implementation of the program. Such support is divided into three phases: after a diagnosis carried out by the professionals in collaboration with the association, a new project is designed over a few days with an external provider, on the basis of the terms of reference predefined between the professional and the association; and finally, the professional, the association and its partners gather for a final report.

The ESSAQUI research program, from the Centre Emile Durkheim, (Sciences po Bordeaux), is currently realizing a case study of DLA in the area previously known as region Aquitaine (ie Dordogne, Pyrénées-Atlantiques, Gironde, Landes, Lot-et-Garonne). Viewed by the professionals as a flexible policy program (Cottin-Marx, 2016), the DLA can be described as a tool box allowing for significant freedom. The issue of our research resides in the ways by which this “governance by support” is built according to a territory (Pecqueur et Itçaina, 2012), and eventually reveals the economic and social local dynamics. Indeed, public actors may sometimes use the DLA for purposes other than employment, for example by asking an association to carry out a real public service mission or, on the contrary, by putting pressure on the professionals to carried out a DLA on associations that get public funding. The professionals, as authentic advisers, are in charge of fostering relationships amongst the actors of the social economy and policy makers. Nonetheless, their implication has consequences, they say that they are here to help the associations, and realize the DLA according to their own perception of the DLA public program regardless of the local context.

This empirical research program, combining a qualitative approach (with participant observation, and semi-guided individual interviews) with a quantitative one (by survey), underlines that it is possible to describe territorial regimes of social economy, generated by institutionalization and desinstitutionalization dynamics. Our presentation will first describe how the DLA works, and is depicted by the professionals as a program “without fault”, even if sometimes it forces the associations to eliminate jobs. We will then realize a comparative analysis of the practices developed within three associations that manage the dispositif in the Aquitaine region, whose professional identities (association de développement, bureau de gestion, association sportive) and relationships with local institutions differ.

Bibliographie

Bezes Philippe (2012), «État, experts et savoirs néo- managériaux. Les producteurs et diffuseurs du New Public Management en France depuis les années 1970. » (in) Actes de la recherche en sciences sociales, n°193, juin.

Cottin-Mars, Simon (2016), Professionnaliser pour « marchandiser » (et inversement). Quand l’État accompagne les associations employeuses, directeur de thèse Gilles Jeannot, thèse pour le doctorat en sociologie, soutenance le 21 novembre 2016.                 

Pecqueur B., Itçaina X. (2012), « Economie sociale et solidaire et territoires : un couple allant de soi ? », RECMA – Revue internationale de l’économie sociale, n°325, p. 48-64

  • Le Dispositif Local d’Accompagnement : un dispositif de politique publique flexible au service de l’ESS ?

Très dynamique en France, le monde associatif est un acteur majeur dans le champ de l’Economie Sociale et Solidaire car il crée des emplois, répond aux besoins territoriaux, crée du lien social et appuie voire parfois se substitue aux politiques publiques. Cependant, face à la baisse des subventions publiques et au développement d’une réorganisation administrative basée sur les règles du New PublicManagement (Bezes, 2012), les associations du tiers-secteur sont fragilisées. Depuis 2003 l’Etat français a pourvu sa politique de l’emploi d’un Dispositif Local d’Accompagnement (DLA) gratuit pour les associations. Le DLA a pour objet d’aider les associations employeuses de l’ESS dans leurs démarches de professionnalisation, de pérennisation de leurs emplois et de développement. Dans les différents départements de France des structures porteuses, qui sont elles aussi des associations, mettent à disposition des chargés de mission pour la réalisation du dispositif. L’accompagnement se déroule en trois phases, après un diagnostic effectué par le chargé de mission avec l’association, une ingénierie est réalisée par un prestataire extérieur pendant plusieurs jours, en fonction d’un cahier des charges remis par le chargé de mission ; enfin, une étape de restitution est réalisée avec l’association, ses partenaires et le chargé de mission.

Le projet de recherche ESSAQUI, porté par le Centre Emile Durkheim (Sciences po Bordeaux), réalise une étude de cas du DLA dans l’ancienne région Aquitaine (Dordogne, Pyrénées-Atlantiques, Gironde, Landes, Lot-et-Garonne). Envisagé par les chargés de mission comme un dispositif souple et flexible (Cottin-Marx, 2016), le DLA est une boîte à outil qui laisse une grande liberté d’action. Ainsi, l’enjeu de cette recherche est de montrer en quoi cette « gouvernance par l’accompagnement » se construit en fonction d’un territoire (Pecqueur et Itçaina, 2012) et devient finalement un révélateur d’enjeux économiques, politiques et sociaux locaux. En effet, dans les secteurs de la culture et de l’Insertion par l’activité économique par exemple, les acteurs publics peuvent parfois se saisir du DLA à d’autres fins que l’emploi, en demandant par exemple à une association de faire une réelle mission de service publique ou, au contraire, en faisant pression sur les chargés de mission pour qu’un DLA soit effectué auprès des associations qu’ils financent. Véritables personnes ressources, les chargés de mission DLA créent du lien entre les acteurs de l’ESS et les porteurs de l’action publique. Cependant, l’implication des chargés de mission DLA n’est pas neutre. Ils se disent avant tout au service des associations et appliquent le DLA en fonction de leur propre perception de ce dispositif d’action publique, quel que soit le contexte local.

Cette recherche empirique sur le DLA, associant approche qualitative (observation participante, entretiens individuels semi-directifs) et quantitative (questionnaire), permet de montrer en quoi il est possible de parler de régimes territoriaux de l’ESS construits par des dynamiques d’institutionnalisation et de désinstitutionalisation. Pour cette présentation, dans une première partie, nous aborderons le fonctionnement du DLA, perçu par les chargés de mission comme un dispositif « sans échec », même si parfois il conduit l’association à supprimer des emplois. Nous proposerons dans une seconde partie, une analyse comparative des pratiques du dispositif entre trois structures porteuses, ayant des identités professionnelles différentes (association de développement, bureau de gestion, association sportive) et des liens plus ou moins étroits avec les partenaires institutionnels locaux.

Mise à jour le 24/09/2018