Légitimités, organisations et représentations

Animation : Thierry Oblet, Cécile Vigour, Thibault Bossy, Marine Delaunay

La légitimité des institutions et organisations politiques est au cœur de controverses sociales et politiques. Ceci interroge quant aux mécanismes instaurant du sens et de la confiance. C’est l’un des rôles des acteurs et organisations politiques que de donner forme et sens à la société, par une double dynamique de représentation :

  • figuration d’un monde commun et
  • mécanisme de délégation.

Ces deux acceptions de la représentation sont au cœur de l’axe Légitimités, Organisations et Représentations. Étudier les politiques publiques sous l’angle de leur opportunité et de leur crédibilité ouvre à l’examen des représentations sociales que sont l’opinion publique, les croyances multiples, les discours savants, les idéologies techniciennes, politiques et scientifiques.

Sur le plan théorique, les membres de l’axe se retrouvent dans une sociologie des acteurs. L’originalité de l’axe tient au choix délibéré de ne pas s’inscrire dans un courant théorique exclusif, mais d’hybrider différentes approches théoriques , inspirées entre autres de la sociologie politique de l’action publique, du néo-institutionnalisme et du choix rationnel.

Sur le plan méthodologique, l’axe se caractérise - outre l’accent mis sur les recherches comparatives et les jeux d’échelles - par :

*la pluralité des méthodes utilisées (depuis l’intervention sociologique jusqu’à la constitution de grandes bases de données, en passant par l’observation, les entretiens collectifs et les analyses lexicales),

*le recours à des protocoles d’enquêtes mobilisant conjointement des recherches quantitatives et qualitatives (“mixed research design” - par exemple l’étude des transformations contemporaines des institutions parlementaires ou judiciaires par observations, entretiens individuels et collectifs et questionnaires) et

*le choix de tester la pertinence de certaines théories avec des méthodes différentes de celles développées par leurs auteurs (par exemple, l’usage de méthodes de comparaison qualitatives promues par Charles Ragin, QCA, pour tester des approches de choix rationnel).

Mise à jour le 23/01/2017